Les éléments constitutifs de l’éditing
Gabarit d’une page que j’avais réalisé pour un exercice à destination des étudiants
Ce qu’on appelle l’éditing recouvre le plus souvent les éléments suivants :
– la rubrique
– le surtitre
–le titre
– le chapeau
– les encadrés
– les inters
– les accroches
– les légendes des illustrations
– l’attaque, avec la lettrine
– la chute.
Eh oui, tout ça !
Quand un lecteur prend un journal, il fait un premier feuilletage dans lequel il repère les rubriques, les titres, les illustrations, etc. Ensuite, il revient pour un deuxième feuilletage, une lecture rapide où il s’attardera sur l’éditing.
C’est à cause de ces niveaux de lecture différents que je traiterai du titre en dernier. Pour l’instant, je vais m’attacher au reste de l’éditing.
Sa fonction est de permettre autant d’entrées possible dans le texte. des entrées qui scindent le texte et permettent au lecteur de ne pas être rebuté par la longueur d’un papier ou de le rattraper s’il est en train de s’en lasser. D’où son importance. S’il est moyen ou médiocre, il ne remplira pas son rôle. Un bon papier avec un mauvais éditing, n’est pas un bon papier.
Un mauvais papier avec un très bon éditing aura plus de chance d’être lu. Il n’y a qu’à voir les journaux comme Voici, dont les textes sont assez indigents mais dont l’éditing fait rire, frappe l’esprit et vous invite à lire le reste (qui n’est pas à la hauteur).
Chaque journal a son propre style d’éditing, sa façon de le concevoir. C’est essentiellement par l’éditing que vit l’esprit, l’identité d’un magazine. C’est aussi bien sûr le choix des sujets, mais la titraille a son importance.
Cela dit, les règles de fabrication sont relativement simples.
Bien souvent, en print, ce sont les SE et les SR qui ont la main sur l’éditing. Ne serait-ce que parce que ce sont eux qui travaillent les pages en PAO. Les auteurs donnent un éditing qu’on appelle « de travail » mais qui n’est pas forcément destiné à être utilisé. Néanmoins, ça peut donner des pistes utiles.
Pour le Web, c’est très variable mais les rédacteurs sont le plus souvent sollicités. On leur donne cependant des consignes en terme de SEO qui sont pour la plupart dépassées. En France, beaucoup de rédactions ont un métro de retard et on ne va pas leur jeter la pierre parce que l’évolution des moteurs de recherche et maintenant de l’IA change constamment la donne.
Alors, souvent, les vieilles recettes continuent à avoir du bon.