Le travail sur la copie (2e partie)

par | 20 04 26 | Secrétariat de rédaction

Illustration Laure Colmant avec Canva

2.4. Ecrire

Une fois qu’on a fait tout cela, on peut s’attaquer à l’écriture d’un papier. Pas encore à la réécriture, mais comment le papier est-il écrit. Pour mieux en débusquer ses faiblesses. Il faut être sans pitié. Parce que dans ce métier, on écrit pour être compris, pas pour faire joli. Faire joli est un plus, pas un but.

Tout texte journalistique doit être lisible et compréhensible. La dernière chose que doit se demander le lecteur c’est : « Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire… » Le public a le droit de comprendre et le journaliste le devoir d’être clair. Qui dit clarté dit simplicité.

Si le lecteur se détourne d’un article, c’est souvent que l’article n’est pas assez en proximité avec lui, ne le concerne pas. Il trouve le papier trop abstrait, pas assez proche de lui. Il faut donc en tenir compte dans la réécriture. Comment ?

Un lecteur ne peut être concerné que s’il s’approprie un texte. Et il ne peut le faire que si le vocabulaire utilisé, les mots qu’il contient sont dans sa mémoire, que ce soit la mémoire de base (variable suivant le degré d’instruction) ou la mémoire additionnelle (vocabulaire technique ou jargon sportif.)

On doit donc prêter une grande attention à ce qui est écrit. Tout ce que je vais vous énumérer ne représente pas forcément une faute, mais à tout le moins une prise de risque qu’il vaut mieux éviter si on ne les maîtrise pas.

2.4.1 Dans le choix des mots, le SR traque sans craquer

la langue de coton (une langue molle, sans tonus, ou tout est au même niveau).

le blabla : les papiers sont souvent délayés soit que le journaliste n’a pas assez d’infos, soit qu’il pratique une écriture trop lâche, trop proche de la langue parlée qui multiplie les formules inutiles. Soit que le (jeune) journaliste ajoute plein de mots inutiles, souvent dans un soucis d’être compris ou par maladresse d’écriture. C’est très fréquent.
Exemple : il souhaite pouvoir chanter.
Qu’ajoute le mot pouvoir ? Rien. Si vous écrivez
Il souhaite chanter,
vous direz la même chose, en plus précis et en moins de signes.
Il faut chasser l’imprécision, le flou, l’à-peu-près.
On tombe parfois aussi sur des papiers où l’auteur s’est laissé embarquer et le propos du texte s’est noyé dans un tas de considérations inutiles. Il arrive même que l’on se demande si l’auteur a tout compris de ce qu’il disait.

Je relisais un portrait d’un comédien qui, à l’époque, montait une pièce de Molière. Le journaliste le suivait dans le théâtre et, pour donner l’esprit du lieu, utilisait des termes propre au milieu (ce qui est une bonne idée). On suivait assez bien jusqu’à un passage où on ne comprenait plus ce qui se passait.

J’ai donc demandé à l’auteur ce qu’il avait voulu dire. Il s’agissait de termes qu’il avait entendus (peut-être mal) mais dont il ignorait le sens (pas malin). J’ai essayé d’éclairer le passage en téléphonant à deux comédiennes que je connaissais. Elles ont ri,. Non, elles ne comprenaient pas non plus. Nous avons décidé de supprimer le passage.

Autant vous dire que si le journaliste ne comprend pas ce qu’il a écrit, il y a peu de chance que le lecteur fasse mieux. Idem, si le SR ne comprend pas, il y a peu de chance que le lecteur comprenne mieux que lui. Le rôle du SR, c’est de rendre le papier clair. Donc s’il ne comprend pas, il doit tout faire pour éclairer : demander des explications au rédacteur, c’est le moins. Compléter l’enquête, c’est parfois nécessaire.
Mais encore faut-il que le SR s’interroge sur ce qu’il a compris du texte. Le problème, c’est de se rendre compte qu’on n’a pas compris ce qu’on a lu. Souvent, on lit de façon peu attentive, on se laisse couler dans le texte. On perçoit ce qui est compréhensible et naturellement, on élimine ce qu’on n’a pas compris, ce qu’on n’a pas vraiment lu. Tout n’est pas lu.

– les mots abstraits. On a tendance à s’intéresser plus aux idées qu’aux faits concrets, on veut trop expliquer au lieu de montrer et de faire sentir. Le moyen le plus efficace de rendre son langage concret, c’est de l’humaniser. L’information porte presque toujours sur des gens, des hommes et des femmes, qui agissent, subissent, gagnent ou perdent, produisent ou consomment. C’est dans ces termes qu’il faut essayer de présenter l’information au public.
Les êtres humains offriront toujours plus d’intérêt pour lui que les notions abstraites et les généralités.
Ainsi, il faut préférer les « patrons » ou « dirigeants d’entreprise » au « patronat » et « aux milieux patronaux » ; les « syndiqués » aux « institutions syndicales », les « étudiants et les enseignants » à « l’enseignement », etc.

– Les mots d’origine étrangère si on n’est pas sûr qu’ils soient compris par tous. De même, on oublie les mots français inventés artificiellement pour remplacer des mots d’origine étrangère. Par exemple mercatique au lieu de marketting

– Les néologismes.

– Les sigles, sauf pour les plus connus, comme ONU, SNCF, LR, PS, CGT, etc. Mais évitez par exemple SNI, Snes, OUA ou OMS sans donner au moins une fois leur signification exacte, à la première occurrence.

– Le jargon, parce qu’il ne sera pas compris par ceux qui ne le partagent pas. Line Ross raconte dans son livre L’Ecriture de presse, l’art d’informer, que les recherches d’un sociologue du droit avaient amené un journaliste à conclure que : « La sévérité de la magistrature est inversement proportionnelle à l’efficacité du pouvoir judiciaire. »
Ce qui est une phrase compliquée. Que veut-elle dire ?
Cela veut dire que plus un tribunal est lent et inefficace, plus les juges ont tendance à rendre des sentences sévères et inversement. Ce qui est tout de même beaucoup plus clair dit comme cela.
Line Ross raconte également qu’elle a lu dans un journal québécois qu’un bébé était mort d’un « choc hypovolémique causé par le tranchement de l’artère jugulaire ». Pour dire qu’on lui avait tranché la gorge.
La solution de facilité qui consiste à refiler au lecteur le jargon des sources marque l’incompétence du journaliste.
Le jargon est dans l’air du temps, surtout dans notre milieu. Mais il révèle souvent un vide de pensée et d’action, y compris de la part même du journaleux qui le pratique.

– Les mots scientifiques, le langage recherché, voire pédant, voire l’exemple du bébé à la gorge tranchée

– Les abréviations, on ne doit normalement pas les employer en journalisme car elles peuvent manquer de clarté.

– Le politiquement correct. Parce qu’on arrive souvent au contraire de ce que l’on voudrait. Ainsi, les mots sourds, aveugles, Noir, homosexuel ont été un temps bannis du vocabulaire de presse au prétexte qu’il ne fallait pas blesser les populations concernées.
Force est de constater que la démarche même conduit à l’effet inverse. « Hétérosexuel » est couramment utilisé et sans connotation péjorative. Pourquoi en irait-il différemment du terme « homosexuel ». Pourquoi le remplacer obligatoirement par les termes gays ou lesbienne si ce n’est pour dire qu’homo vaut moins qu’hétéro…
Proscrire le mot aveugle c’est poser implicitement que le terme est insultant. Donc qu’il y a quelque chose de péjoratif sinon honteux à être aveugle. Donc on dira mal-voyant pour une personne qui voit mal et aveugle pour une personne qui ne voit pas du tout. Et pas non voyant. Sinon, on peut parler des « non comprenants » pour les imbéciles et on n’en sort pas.
Il faut bien sûr entendre les arguments des personnes concernées. Ainsi, les personnes handicapées préfèrent qu’on parle de personnes en situation de handicap parce qu’elles ne veulent pas être essentialisées, résumées à leur handicap. Je veux bien comprendre. Mais sur un papier sur le handicap, lire à tout bout de champ : personne en situation de handicap, c’est vite insupportable. Créer un acronyme n’est pas, à mon sens, une solution. Il n’y a rien de moins valorisant et déshumanisant qu’un acronyme.
Ainsi personnellement je ne me résume pas au fait d’être de sexe féminin. Je suis journaliste, enseignante, Mais je ne vais pas revendiquer qu’on dise de moi que je suis une personne en situation d’être femme. Déjà qu’on m’affuble de tout un tas de mots dont je ne comprends même pas le sens. Donc je conçois qu’on m’appelle femme. Même si je ne suis pas que cela mais parce que ce sera plus simple à écrire et plus clair pour la majorité des lecteurs. Cela dit, rien n’empêche, dans le corps de l’article, d’apporter la précision de ce que souhaitent les personnes concernées et d’expliquer pourquoi.

– Les mots branchés, à la mode, pédants, soit-disant initiés et en fin de compte tout à fait ridicules : on croit éblouir le lecteur par l’étalage de sa science, on ne fait que l’assommer, ou rigoler, ce qui n’est pas mieux, ou pis, l’énerver : quand on n’est pas capable de se faire comprendre, on n’écrit pas dans les journaux.

– Les régionalismes. Sauf dans les publications locales, quand on est sûr qu’ils seront compris.

– Les archaïsmes. Vous ne vous voyez pas lire : « Après l’avoir lu moultes fois, il m’appert qu’icelui est le texte idoine… » Alors ne l’écrivez pas non plus.

– Les mots inutiles. Différentes recherches ont montré que les mots les plus souvent utiles, ceux qui contribuent à la compréhension et que le lecteur retient sont les verbes et les noms. Les mots les plus inutiles sont le plus souvent les adjectifs et les adverbes.
Ce qui est logique, comme dans l’info, le lecteur retient l’essentiel. C’est d’ailleurs pour cela aussi qu’on privilégie un verbe conjugué à un gérondif. C’est une forme très utilisée à l’école mais qu’il vaut mieux en fait éviter. Ça manque de précision et cela peut être source d’ambiguité.
Cela dit, adjectifs et adverbes apportent des précisions qui peuvent être intéressantes, mais qui sont toujours secondaires. Ils ont souvent le défaut, quand ils sont mal utilisés (trop souvent), d’affaiblir le propos qu’ils prétendent renforcer. Quand on dit d’une chose qu’elle coûte une fortune, inutile d’ajouter « une véritable fortune », ou pis « une véritable petite fortune ». On n’ajoute rien et on perd de la place. On peut le faire à l’oral, on l’évite à l’écrit. On n’est pas plus ému quand on est bouleversé que quand on est complètement bouleversé. Et si on est pire que bouleversé (ce qui semble tout de même difficile si on se réfère au sens de ce mot « en proie à une émotion violente et pénible »), autant essayer d’en trouver un autre plus précis.

Petit exercice pour éviter ce genre d’écueil.

Remplacer le superlatif construit avec TRES par un adjectif unique. 
Ne proposer qu’une fois chaque adjectif.

1. Un très grand espoir
2. Une très grande colère
3. Une très grande estime
4. Une très grande ambition
5. Une très grande ignorance
6. Une très grande fortune
7. Une mer très agitée
8. Un refus très net
9. Un besoin très pressant
10. Une situation très inquiétante
11. Une eau très claire
12. Une douleur très forte
13. Une viande très ferme
14. Un ton très sec
15. Un mensonge très culotté
16. Des propos très offensants
17. Une décision très ferme

La solution

– Les clichés et les images toutes faites. Les poncifs et les lieux communs. On peut être beau sans être beau comme un Dieu, une journée peut être longue sans qu’on ajoute « comme un jour sans pain », etc. Tous ces poncifs sont vieux et éculés. Mieux vaut se passer de comparaison que de sombrer dans le ressassé.
Tout le monde doit en faire la chasse. C’est le pire ennemi de l’écriture journalistique, le truc convenu, qu’on a déjà lu partout, qui n’est même plus à la mode. Car il y a des modes dans la presse. Depuis une quinzaine d’année, tout le monde parle de buzz. Il y a une quinzaine d’années, tout était bling-bling, y compris ce qui ne l’était pas. Le mot « incontournable » a toujours la côte et l’expression « surfer sur » a surfé sur tous les thèmes quand Internet est devenu… incontournable.
« Au niveau », aussi, c’est pas mal. Cela remplace « au sujet de », « en ce qui concerne », « pour », « chez », « dans » ou « rien du tout ». Au niveau de l’économie, au niveau des jeunes, au niveau de la crise et au niveau de la mer…
Autre travers que l’on retrouve également dans la presse : l’usage d’un vocabulaire excessif par habitude, pour attirer le chaland de façon facile. Le vocabulaire fort est de mise quand il s’agit de relater des événements exceptionnels, quand le premier homme a marché sur la Lune, par exemple. Pas pour raconter le match Paris-Saint-Germain-Auxerre, même quand on aime de foot.
C’est une tendance qui tend à imiter le style de la télé. Si le commentaire veut survivre à l’image télé, il doit parfois user du superlatif. Mais en presse écrite, c’est déplorable, facile et abusif. Cela décrédibilise l’auteur auprès du lecteur.
Et puis que veut-on dire par exemple quand on parle de transport excessivement sûr ? Excessivement, c’est à l’excès, trop. Peut-on être sûr à l’excès ? Oui, peut-être quand on parle de remise en cause de certaines libertés individuelles. Mais pas quand on veut rassurer la population sur l’usage de tel ou tel moyen de transport.
Les mots ne veulent pas dire tout et n’importe quoi. Ainsi, récidiver que l’on lit à longueur de colonne lorsqu’il s’agit de vanter les buts d’un footballeur. « Il marque un but dès la cinquième minute et récidive un quart d’heure plus tard. » Récidiver, c’est commettre une faute à plusieurs reprise. Si on peut employer ce mot en cas de faute d’un joueur, dans le cas des buts marqués, c’est recommencer qu’il faut employer.
Autre travers du langage sportif quand une équipe est menée par son adversaire et marque un point. Dans 95 % des cas, on dit du joueur qui a marqué qu’il a réduit le score. Non ! Il réduit l’écart au score car un score ne peut que s’aggraver, il ne peut être réduit…
Toutes ces dérives sont des relâchements de la langue et décrédibilisent un style et celui qui l’écrit. Ça doit faire partie du nécessaire mea culpa des journalistes qui ne prennent ni leur travail ni leurs lecteurs au sérieux.
Il faut se méfier encore plus des clichés propre au journalisme et aux envolées lyriques, même quand on est journaliste sportif à la télévision.

– Les mots à sens multiples. Il suffit que votre lecteur ne prennent pas le bon pour que votre article le mette dans l’embarras.

– Les mots à usage multiples. Ce qu’on appelle aussi joliment les couteaux suisses (éléments ayant plusieurs utilités, plusieurs sens). Les verbes « faire » «avoir » et « être » en sont de bons exemples.

Dans les phrases suivantes, remplacez les verbes FAIRE, AVOIR ou ETRE par un verbe plus précis ou plus expressif.

1. Le laboratoire fait des recherches sur la santé animale.
2. Les enfants ont fait un château de sable sur la plage.
3. L’usine fait des pièces détachées destinées à l’exportation.
4. Pendant l’interrogatoire, elle n’a fait aucune objection.
5. L’équipe a fait un changement de stratégie.
6. D’après le dernier bilan, les inondations ont fait peu de dégats.
7. Les randonneurs ont fait les dix premiers kilomètres en deux heures.
8. Ce matin, j’ai fait tous les chemins des alentours.
9. Un service d’autocars fait la liaison entre les différents villages du canton.
10. La municipalité voudrait avoir un théâtre qui ferait au moins 1 000 places.
11. Celui qui sera le plus malin aura la meilleure part.
12. Avec le temps, on se fait à tout.
13. Ses yeux finirent par se faire à l’obscurité.
14. Les enfants faisaient un cercle autour du clown.
15. Les gardes du corps tentaient de lui faire un passage dans la foule.
16. En quelques années, l’écrivain s’est fait une solide réputation.
taillé, forgé, bâti…
17. Dans ce dossier, faire un procès serait risqué.
18. C’est encore trop cher, vous pourriez faire un effort supplémentaire.
19. Les députés sont pour un nouvel amendement.
20. Ce locataire est dans l’immeuble depuis des années.
21. Il a encore le tableau qu’elle avait fait pour lui.

Certains de ces mots-là ne sont pas forcément proscris. Je pense notamment aux mots d’origine étrangère, aux mots scientifiques. Mais il faut alors veiller à ce qu’ils soient bien compris. Pas en faisant des notes de bas de page. Mais en les plaçant dans un environnement où il n’y a aucune erreur de sens possible.

M. X a accusé le Premier ministre québécois de procrastination.
D’après lui, cette habitude de tout remettre au lendemain a provoqué…

Ce n’est pas toujours évident à faire, mais obligatoire. Cela dit, si vous écrivez dans des magazines spécialisés, pour lesquels ont sait que les lecteurs ont acquis le vocabulaire spécialisé, on peut alors utiliser ce vocabulaire. Cela peut-être le cas de magazine sportif, scientifique, informatique, etc.

Mais point trop n’en faut non plus. J’ai été engagée à Golf Magazine en partie parce que je ne connaissais rien au golf et que je pouvais réécrire les textes de spécialistes en français courant. Notamment pour les pages débutants que je réécrivais entièrement. Il ne faut pas hésiter à ajouter un lexique pour un papier un peu technique. Ou des bulles sur le web.

Sinon, il faut réécrire, et parfois des textes en entier. Il ne faut évidemment pas changer le sens, mais ne pas craindre de changer la forme.

En résumé

– Manier avec aisance une langue impeccable représente le degré zéro de la compétence journalistique, un préalable à l’apprentissage de l’écriture de presse. Quand on s’exprime sur la place publique, c’est la moindre des choses que de respecter scrupuleusement le sens des mots, l’orthographe, la grammaire et la syntaxe si l’on entend respecter son public et s’en faire respecter. Quand on n’est pas crédible sur la forme, on ne l’est pas non plus sur le fond.
– On essaie d’écrire court, d’écrire utile.
– On ne croit pas que ce que la vie (ou l’enquête) nous a rendu familier l’est aussi pour les autres. Les gens ne sont pas ignorants, simplement ils ne savent pas les mêmes choses que ceux qui les informent. A ces derniers d’en tenir compte. Car ceux qui consomment de l’information, quel que soit le média, ont le droit de s’y retrouver
– On utilise le mot juste : prévenu n’est pas coupable, infractions, délits et crimes ne sont pas synonymes, etc. Si le maire de Tours accepte un compromis, il passe pour un homme raisonnable. Si on écrit compromission, il passera pour un malhonnête.

Pas d’information exacte, précise et dépourvue d’ambiguïté en dehors du mot approprié.
Il faut se méfier particulièrement des mots qui ont la même racine. Et on exclut tous les mots dont on ne connaît pas parfaitement le sens. L’usage d’un dictionnaire est fortement recommandé.

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