L’accroche et la relance
1. L’accroche
C’est ce qu’on appelle par erreur l’exergue. Mais un exergue, c’est autre chose. Cela figure au début d’un livre. L’accroche est , elle, un élément sorti du texte pour accrocher le lecteur (d’où son nom). C’est un peu comme un inter, mais en plus important.
On s’en sert d’ailleurs souvent comme une alternative aux inters. Mais on peut aussi l’utiliser avec. Sur un texte mis en page sur plusieurs colonne, vous pouvez avoir une accroche placée sur la largeur d’une ou deux colonnes. Et un inter dans la troisième pour alléger la lecture. Exemple l’accroche en rouge sur cette double de Libération. Cela dit, ici, j’aurais placé le premier inter dans la première colonne.
Comme le reste de l’éditing, l’accroche, c’est au départ un élément de la maquette, essentiellement une forte respiration visuelle. Et elle a surtout une fonction incitative. Elle comporte plusieurs lignes composées dans un caractère différent et plus gros que celui du texte courant. On la place le plus souvent dans la partie du texte hors illustration, pour éclairer le gris comme par une fenêtre. Elle peut être séparée du texte par du blanc, des filets ou un aplat de couleur.
La rédaction de l’accroche est encore plus simple que celle de l’inter. On repère dans l’article – le mieux est dans la page ou au moins dans la double – une phrase significative, évocatrice et on la reproduit éventuellement en l’allégeant. On peut reprendre aussi tout ou partie d’une citation qui a les mêmes caractéristiques (mais on signale qu’on n’a pas mis la citation in extenso).
2. La relance
C’est encore un autre niveau de lecture, plus proche de celle du titre. Ou du chapeau. Elle est également essentiellement incitative. Elle est située en général en haut d’une page, ou au milieu, ou encore sur une photo si celle-ci est très grande. Elle n’existe quasi pas en quotidien, elle est réservée à la presse périodique et pour les sujets qui sont sur plusieurs doubles. L’exemple de Paris Match
Si l’accroche s’accroche au texte, la relance doit illustrer la page tout entière, c’est-à-dire en tenant compte des illustrations, des photos, et du texte bien sûr. Ce n’est pas un exercice simple. Il faut trouver dans le texte une info percutante qui couvre tout.
On n’en trouve plus beaucoup dans les magazines, encore plus rarement dans les quotidiens. Sur le Web aussi, on leur préfère l’accroche plus facile à placer et à rédiger.
Quelques exemples…