Code typographique

par | 22 04 26 | Secrétariat de rédaction

Réalisé avec Nuages de mots

Le Code typo du cours

Le code typo apporte les règles, simples et précises (mais très nombreuses), admises par tous, qui font qu’un article ou un livre sont « lisible ». Cela dit, elles ne sont pas si admises que cela. En effet, le code typo de l’imprimerie nationale est complet, voire trop, ce qui le rend parfois confus pour ses utilisateurs. Il y a donc eu des allègements.
Et souvent, chaque journal l’adapte pour créer son propre code typo.

L’important, c’est d’avoir des règles qui permettent d’écrire la même chose toujours de la même manière au sein d’une même publication. Et surtout, au sein d’un même article.

Quelques notions

1. Les abréviations

Elles doivent être aussi peu nombreuses que possibles. Et réservées aux notes,aux sources et aux index. Mais quand elles sont utilisées, il faut savoir utiliser les bonnes.

En général, pour les abréviations conventionnelles, celles que tout le monde peut comprendre, on utilise la lettre initiale suivie d’un point. Mais si une même lettre peut être l’abréviation de plusieurs mots très courants, on ajoute des lettres en partant de la fin du mot. Ainsi

  • Monsieur ne s’abrège jamais Mr, mais M.
  • Maître ne s’abrège donc pas M. mais Me
  • Madame, ne s’abrège ni M. ni Me, mais Mme
  • Mademoiselle, Mle (et pas Melle)

Pour les chiffres ordinaux, on n’écrit donc pas 1ere, 2eme, 3eme, comme on le voit hélas partout, mais 1er (ou 1re), 2e, 3e…

Eh oui…

Les titres et civilités ne s’abrègent que quand ils sont suivis du nom de la personne et quand on parle de la personne. Dans ce cas, c’est même obligatoire.

    • Ils rencontrèrent Mme Colmant.
    • Il a été opéré par le Pr Tartempion

Ils ne s’abrègent pas dans certains cas (le Code typographique est un rien conservateur) :

    • Les personnes princières
    • Un homme d’église
    • Quand on s’adresse à la personne même :
      Bonjour, Madame Colmant.
    • Quand on parle d’une personne sans donner son nom :
      Ce monsieur me casse les pieds…
    • Lorsqu’un serviteur parle à ses maîtres et de ses maîtres.

De façon générale, une langue est une façon de voir l’univers, de le découper, que l’on apprend en même temps qu’on apprend à parler. Il y a des distinctions, comme celle que l’on vient de voir, qui ne sont pas vraiment innocentes de la réalité de la société dans laquelle on vit. C’est également ce qui entraîne les différences dans une même langue parlée dans des endroits différents.

A la fin de cette partie vous trouverez un lien vers un fascicule qui reprend le Code typo que j’ai réalisé pour l’EPJT. Il contient outre les règles, tout un tas d’abréviations. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’en servir. Je répète, en presse, on en utilise le moins possible. Mais si on doit s’en servir, autant utiliser les bonnes.

2. Les capitales, les bas de casse, les petites capitale.

En presse et en imprimerie, dès lors qu’il s’agit de typographie, on appelle les majuscules des capitales. Et les minuscules des bas de casse. Les petites capitales sont des capitales de la taille des bas de casse. Quand il s’agit de règle de grammaire, on reste sur les termes habituels.

Un petit rappel des règles du français

Les débuts de phrase, les gentillés (le nom des habitants d’un lieu ou d’un pays), les noms propres, etc. prennent une majuscule

2. 1 Les organismes d’Etat

Tout dépend s’ils sont uniques ou pas. Car, en général, et outre ce que vous avez appris à l’école comme tout le monde (pays, état, nationalité, noms propres, etc.), la majuscule marque l’unique. On ne s’en sert donc pas à tors et à travers.

Si l’on n’en met pas au conseil régional, on en met une à Conseil constitutionnel.
Idem pour cour d’assises ou Cour de cassation.

Il y a des centaines de règles qui régissent les capitales, elles sont regroupées dans le code typo. Mais celle que je viens de vous donner est à connaître à minima par les rédacteurs. Il n’y a rien de plus agaçant pour un SR de voir un rédacteur relire sa page et corriger les majuscules alors qu’il n’y connaît rien et qu’il demande quelque chose de faux. Pour président ou pape notamment. Il y a une multitude de président en France. Et de nombreux papes se sont succédé à Rome.

2.2 Titres et noms d’œuvre

À connaître également les règles pour les titres, les œuvres, les journaux, les objets d’art, les peintures, les noms de bateau ou d’aéronef, etc. Celles-ci sont un peu compliquées surtout dans le cas suivant.

Je vous fais un résumé du livret :

2.2.1 Quand le titre (ou le nom) commence par un article défini

– On met une capitale au substantif et à tous les mots qui le précèdent. Mais pas à ceux qui le suivent

– On met autant de capitales qu’il y a d’ouvrages, de personnages, ou de sujets énoncés. (53)

  • Le Vieil Homme et la Mer
  • Les Rayons et les Ombres

2.2.2 Dans tous les autres cas

A savoir lorsqu’un titre commence par un article indéfini, ou qu’il est constitué d’une phrase, même commençant par un article défini, etc.

Seul le premier mot prend une capitale, quel qu’il soit.

    • L’homme qui voulait vivre sa vie
    • Mais qui a tué Harry ?
    • Chantons sous la pluie
    • A l’ouest rien de nouveau
    • Etc.

C’est également une règle pour le nom des associations, des entreprises, etc. On ne multiplie pas les capitales. C’est laid et pas plus facile à lire. Dans le nom d’une association, la capitale va marquer le début du nom. Si j’écris association Les rois mages, je sais que le nom de l’association est Les rois mages. Si j’écris Association les rois mages, je sais que le mot association est inclu dans son nom.

Pour les titres en anglais, il faut savoir que l’on met une capitale à tous les mots importants, adjectifs comme substantifs, mais ni aux ­articles, ni aux conjonctions, ni à tous ces mots techniques.

    • The Top of the Flop
    • Tears Dry on Their Own
    • Give it up or Turnit a Loose

Certains qui ne maîtrisent pas l’anglais préfèrent mettre une capitale partout…

2.3 Sigles et acronymes

Formés évidemment des premières lettres des mots qu’il compose, ils s’écrivent soit tout en capitale soit avec juste une capitale initiale si on les prononce et s’ils font plus de trois lettres.

    • CCIJP (Commission de carte d’information des journalistes professionnels) ne se prononce pas
    • Cimade (Comité inter-mouvement auprès des évacués) se prononce
    • COP se prononce mais fait juste trois lettres.

Chose à retenir : ce n’est pas parce qu’un groupe de mots forment un acronyme qu’en toutes lettres ces mots doivent porter des majuscules.

    • ONU Organisation des nations unies
    • COP conseiller d’orientation professionnelle

2.4 Les titres distinctifs

Quand on parle du président, on ne met pas de capitale. Idem pour pape En fait, on n’en met jamais aux fonctions ni aux métiers quels qu’ils soient. Les dénominations de fonction, de charge, de grade, de dignité, etc. sont des noms communs et ne doivent donc pas porter de majuscule.

2.5 On accentue les capitales.

Pendant un temps, la technique d’impression ne permettait pas de le faire. Ce n’est plus le cas, alors autant en revenir à la règle du français. D’autant que cela peut éviter l’ambiguïté de certains mots. Si je lis

les enfants legitimes
Les enfants légitimés ou
les enfants légitimes

je ne comprends pas forcément la même chose.

3. L’italique

Il s’emploie en général en remplacement des guillemets. Trop de guillemets, c’est souvent laid dans un texte. On remplace donc par de l’italique. Quand on ne peut pas (typo indisponible), on remet des guillemets. Cela dit, j’ai tendance à considérer que trop d’italique nuit à la bonne lecture d’un texte. Et je ne suis pas favorable à son emploi pour les citations sur les textes imprimés. Sur les textes du web, cela peut donner un repère de lecture.

On utilise l’italique pour
– tout titre d’œuvre français ou étranger, etc. Les titres des journaux.
Pour la musique, titre de l’album entre guillemet, titres des chansons en italique.
– Le nom de toutes les œuvres d’art
– Les noms ou les numéros de bateaux, d’aéronefs
– Dans les interviews, tous les a-part, entre parenthèses (Rires) (Elle rougit), et les notes de la rédaction (NDLR) (qui se place en fin de phrase, NDLR).
– Les notes et les sources.
– Les locutions latines sauf celles francisées comme a priori ou a fortiori par exemple
– Les mots dans une langue étrangère
– Les citations latines ou étrangères
– Les noms scientifiques en latin.

A savoir : L’article est intégré à l’italique (ou aux guillemets) s’il fait partie du titre ou de la phrase. Sinon, il reste en dehors

    • L’Equipe, Le Monde
    • le VSD du jour

On indique que l’italique est demandé en soulignant le ou les mots qui doivent y être.

4. Les nombres

Gros chapitre et souvent pomme de discorde. Mais c’est souvent là que le Code typo montre son intérêt. Pour toujours écrire les nombres de la même manière.

D’abord, on ne débute jamais une phrase par un chiffre arabe. Il faut l’écrire en toute lettre. Si cela vous semble illisible, il faut changer le début de la phrase.

Ensuite, contrairement à ce qu’on nous apprend à l’école (et même parfois à l’université), l’écriture des chiffres ne dépend jamais de leur taille. Parce que cela mène à écrire des choses semblables de façon différente. C’est incohérent.

Il existe trois façon d’écrire les chiffres en français. les chiffres arabes, les chiffres en toutes lettres (qui restent des chiffres) et les chiffres romains.

4.1 On écrit en chiffres arabes

– Les énumérations.

Ce n’était pas le cas autrefois, la règle a évolué. Cela dit, dans les publications de « qualité » on peut encore trouver des énumération en toutes lettres. Les six mille âmes de la ville.

– Les mesures et les quantités

Qu’elles soient métriques ou autre, les degrés de température ou de situation géographique, les sommes, les heures, les taux (intérêts ou pourcentages), les dates, les numéros de corps d’armée, de rue, de place, d’article de loi, les années et fractions d’années lorsqu’ils expriment une durée de vie.

Puisqu’on en est aux nombres, en chiffres arabes, sachez qu’on ne les abrège jamais. On n’écrit pas de 5 à 6 000 morts, parce qu’alors on écrit qu’il y a eu entre 5 morts et 6 000. Il faut à chaque fois écrire : entre 5 000 et 6 000 morts. Sauf pour certaines dates historiques : les principes de 89 ; les poilus de 14-18. Ce sont des exceptions. En dehors de ces dates historiques, toutes les années s’écrivent en entier.

Je rappelle que la règle en français veut qu’on sépare les mille par un blanc et non par un point comme on le voit malheureusement un peu partout. Le point est utilisé dans les chiffres anglais et ne veut pas dire la même chose. Employer un point dans les milliers, quand on est lu par un public anglophone peut provoquer des erreurs de sens. Et cela reste une faute de français.

Par contre, pour les années, la pagination, on ne sépare pas les milliers.

4.2 On écrit en lettres

– Les durées

J’ai visité ce zoo pendant quatre heures,

– les adjectifs numéraux indiquant l’ordre et le rang

Le XV de France arriva quatrième,

– les cartes à jouer

le deux de trèfle

– les nombres entrant dans le nom des rues ou des places

la rue des Trois-Frères

Sauf s’il s’agit d’une date

rue du 4-septembre.

– Les noms employés substantivement

Voyager en première,
Jouer pour les huitièmes de finale…

– les fractions d’heures suivant les mots midi et minuit

midi dix

– les expressions telles que :

les années trente, les années quatre-vingt-dix. L’habitude a été prise d’écrire « les années 1990 » au lieu des années quatre-vingt-dix. Ou mille neuf cent quatre-vingt-dix. Le journaliste est feignant et avare de signes. Le problème, c’est 1990, ce n’est qu’une seule année. Même si on écrit « les années » devant.

4.3 On écrit en chiffres romains

– Les années du calendrier républicain. Certains millésimes

IIIe millénaire

– Les divisions principales d’un ouvrage et acte de théâtre

 tome III – Acte IV scène 2.

– Les numéros dynastiques

appliqués au nom d’une personne

Louis XIV, Jean-Paul II, François 1er

– Les régimes politiques

le IIIe Reich, la Ve République,

Les adjectifs numéraux des manifestations fonctionnent sur le même principe

 les XXIe jeux olympiques.

On est aussi censé écrire le XXXe salon de l’automobile, mais plus beaucoup de monde le fait. Par contre, on écrit Premier et Second Empires.

5. Quelques ajouts

Cela ne relève pas du Code typographique mais de règles qui sont bien souvent oubliées mais qu’il convient d’appliquer quand on fait le SR. Sans compter qu’elles sont bien pratiques

5.1 LA COUPURE DES PHRASES

Longtemps, on a évité de couper les mots en bout de ligne. Cet usage a peu à peu disparu. Cependant, on évite de couper un nombre exprimé en chiffres arabes du mot qu’il accompagne :

22 grammes
350 étudiants
14 h 30
23 septembre 2014

On ne sépare pas non plus :

  • L’appel de note du mot de ce qui le précède.
  • La ponctuation du mot qui le précède.
  • Les pourcentage, l’abréviation etc. du mot qui les précèdent.

On ne fait pas de césure après le t dans les locution composée. Par exemple dans les verbes

Qui y a-t-il à voir ? mangera-t-il ?

Il faut couper avant et jamais après. Idem pour c’est-à-dire.

5.2 L’USAGE DU TRAIT D’UNION

Quand on utilise des noms propres, il faut parfois ajouter des tirets (qu’on appelle divisions ou dives en typographie). Le but en était d’éviter toute confusion. Ainsi, les noms des rues composées de plusieurs mots, même quand il s’agit d’un nom et d’un patronyme, prennent un trait d’union

rue du Vieux-Moulin
rue de la Porte-Saint-Martin
rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
Avenue Pierre-Mendès-France. etc.

De même, les bâtiments portant le nom et le patronyme d’une personne prendront un trait d’union.

IUT Jean-Luthier,
Lycée Victor-Hugo

Règle sans doute créée pour ne pas qu’il y ait de confusion entre la personne et le lieu portant son nom.

5.3 LA PONCTUATION

Je vous invite à réviser les règles qui régissent la ponctuation, car c’est primordial dans un texte. Outre que chacune d’entre elles a un sens et qu’il ne faut pas attribuer à l’une plus de sens qu’elle n’en a (exemple les points de suspension ou d’exclamation), elles permettent une respiration dans les textes. Si votre texte est mal ponctué, il sera difficile à lire pour le lecteur.

Chaque année, les étudiants m’affirmaient qu’ils maîtrisaient le sujet. Et chaque année, je constatais, quand je les corrigeais, que ce n’étais pas tout à fait le cas. Donc j’insiste et je rappelle certaines règles.

5.3.1 La virgule

Une erreur de virgule, ça peut changer beaucoup de choses

C’est l’heure de manger les enfants
C’est l’heure de manger, les enfants

– Une virgule, c’est une petite pause qui sert à séparer deux parties semblables à condition qu’elles ne soient pas réunies par les conjonctions et, ou, ni auquel cas, il ne faut pas de virgule. J’insiste car c’est une erreur très courante. Ces conjonctions ont le même rôle que la virgule.

– Les virgules servent à créer une incise ou incidente, lesquelles pourraient être supprimées sans changer le sens de la phrase. Mais quand on ouvre une incise, il faut penser à la refermer. Ou si on la ferme, vérifier qu’elle a bien été ouverte.

– Il faut toujours une virgule après les locutions d’une part, d’autre part, en effet, sans doute, en l’occurrence, quand elles sont employées pour insister sur ou préciser une pensée.

– Il faut toujours une virgule après les adverbes tels que non, oui, demain, bien, surtout s’ils commencent une phrase.

– Il faut toujours une virgule avant etc. et parfois après

– Il faut des virgules dans les numérations

– Il faut toujours une virgule entre le nom d’une personne et la mention de sa qualité ou de sa profession. Quel que soit l’ordre dans lequel c’est écrit.

Emmanuel Denis, maire de Tours, a été réélu en 2026
Le maire de Tours, Emmanuel Denis, a été réélu en 2026

Il ne DOIT JAMAIS y en avoir entre le sujet et le verbe, aussi loin soient-ils, ni entre le verbe et son complément. Sauf en cas d’incise mais à condition que la ponctuation des dites incises soit correcte.

Attention aux virgules avant « qui » souvent mise de façon systématique. Et souvent fautives.

5.3.2 Les points

Le point virgule

Il sert à séparer les parties importantes d’une phrase non réunies par des conjonctions et notamment si ces parties contiennent déjà des virgules.

Le point

Il ferme la phrase. Il se met à l’intérieur des guillemets quand la phrase commence à l’intérieur (voir exemple dans la partie sur les guillemets).

Les deux points

Ils introduisent une citation, un discours ou une explication. Parfois aussi une énumération. Et on évite de les utiliser deux fois dans la même phrase. Quand ils introduisent une citation, ils sont considérés comme des points, la majuscule est donc de mise ensuite. Quand ils introduisent une liste, une énumération, on ne considère pas que la phrase soit finie. Donc pas de majuscule.

Les points de suspension

Ce ne sont pas des points de suspens mais bien de suspension. Ils s’emploient pour marquer une suppression, une interruption, quelque chose qui n’est pas fini. Jamais le suspens. Ils laissent subsister la ponctuation initiale, sauf le point qui se confond à eux.

Dans une citation, s’ils indiquent une coupure, ils doivent être placés entre crochets.

On ne fait jamais suivre etc. de point de suspension. Car ils ont le même sens.

Ils ne sont pas forcément suivis d’une majuscule car ils n’interrompent pas la phrase. Ce n’est le cas que lorsqu’ils terminent la phrase.

Le point d’exclamation

Il s’emploie dans les phrases exclamatives et après des interjections. Et uniquement dans ces cas là.
Exemple « Cet enfant, quel garnement ! » « Eh bien ! en voilà des façon. »
A noter que comme dans les cas précédents, le point d’exclamation placé à l’intérieur d’une phrase n’entraîne pas la fin de la phrase et donc la majuscule.

Ils ne donnent pas le ton de la phrase. Je vois souvent des citations se terminer par un point d’exclamation pour donner le ton : colère, agitation, etc. C’est une erreur. Les points d’exclamation ne sont pas des émoticons. Ils n’ont qu’un seul sens. C’est dans le rythme que l’on donne aux phrases qu’on donne le ton. Par exemple, on ne traduit pas la colère d’une personne avec un phrase très très longue en ajoutant un point d’exclamation. Dans ce cas, il vaut mieux, au contraire, faire des phrases ultra courtes, voire sans verbe. Ce sera plus efficace

5.3.3 Les autres signes

Les parenthèses

Elles servent à intercaler, dans une phrase, une indication ou une précision accessoire. Donc moins importante dans le texte. C’est pour cela que lorsqu’on doit couper le texte, on commence par les parenthèses. A l’inverse, si on veut rendre une incise plus importante, on la met entre tiret.

Les parenthèses sont remplacées par des crochets dans les interviews. Ceux-ci sont également utilisés à l’intérieur de parenthèses.

Guillemets

L’italique et les guillemets ont le même sens. Normalement, on ne devrait jamais mettre italique + guillemets. Cela dit, dans la plupart des journaux, on voit de plus en plus les deux utilisés, alors que c’est un pléonasme en quelque sorte. A l’EPJT, pour toutes les publications imprimées, on ne met pas les citations en italique. C’est différent pour le web car cela donne un repère de lecture supplémentaire.

Cela dit, il y a des typographies qui n’admettent pas l’italique. Dans ce cas, les phrases concernées sont placés entre guillemets. C’est également le cas pour les mots (étrangers, locutions latines) pour lesquels on utilise habituellement l’italique.

Quand une citation est à l’intérieur d’une autre citation, on utilise des typos différentes de guillemets :
guillemets français « », guillemets anglais “ ”.

On ne ferme pas les guillemets devant les incidentes telles que : répondit-il, dit-il, etc. si la citation se poursuit ensuite. Par contre, on le fait quand ces incidentes ferment la phrase.

Les points sont à l’intérieur des guillemets quand toute la phrase est comprise dans les guillemets. Et à l’extérieur quand la phrase commence à l’extérieur des guillemets.