Des poutres laquées à l’IA

par | 24 04 26 | Secrétariat de rédaction

Photo d’un plafond avec poutre revisité par l’IA de Canva

Avantages et limites de l’intelligence artificielle quand on veut bricoler (en SR).

J’utilise le plus facilement Perplexity. Je n’aime pas du tout Chatgpt ni dans sa forme ni dans la façon de présenter ses résultats. Ce que j’apprécie sur Perplexity, c’est la façon d’identifier les sources et de nous emmener plus loin, si on a besoin.

Je me sers régulièrement de l’IA pour de nombreuses choses
– Défricher un sujet (beaucoup plus efficace que les moteurs de recherche)
– Organiser une veille (chapitre à venir)
– Dépanner mes blogs. Je trouve que les explications de WordPress pas toujours claires. Et surtout, on peut dialoguer avec l’IA générative, ce qu’on ne peut pas faire avec un mode d’emploi.
– etc.

Mais je l’utilise rarement pour faire du SR ou des corrections. Disons que je me fais plus confiance. J’ai suffisamment de métier pour me fier à mon instinct qui a été nourri par des années de pratique.

Je ne doute pas que les éditeurs envisagent de remplacer les SR par de l’IA. A chaque fois qu’il y a eu une nouveauté technique, on nous a fait le coup. A l’arrivée de la PAO. Ça n’a pas duré longtemps. A l’arrivée d’Internet et le lancement de la presse sur le Web. Et puis finalement, les SR sont revenus. Enfin, pas partout (mais ça se voit comme le nez au milieu du visage) Par contre, il n’y a quasi plus de correcteurs de presse.

Certains journaux de presse quotidienne régionale entraînent déjà l’IA dans leurs services de SR (le groupe Ebra par exemple, toujours en pointe pour réduire le nombre de journalistes, mais il ne doit pas être le seul). Le problème, c’est que l’IA manque singulièrement de subtilité. La balance se fait entre les économies réalisées et l’exigence de la qualité. Mais les lecteurs sont-ils tous prêts à se faire refiler de la médiocrité. Il n’est pas exclu qu’une partie du désamour des Français vis-à-vis de la presse soit liée à tout cela.

L’IA peut être un bon outil pour améliorer un texte. Mais il est illusoire de penser qu’il suffit de passer un article à la moulinette d’un outil d’intelligence artificielle pour obtenir un résultat de qualité.

J’ai tut de même voulu testé avec un texte particulièrement compliqué. Chaque année, une fois le cours de SR fini, je donnais aux étudiants un article comme première mise en pratique. Aucun n’en garde un bon souvenir. Ce texte est abominable tant il est mal écrit et sur un sujet qui ne les intéresse absolument pas. C’est un papier bricolage tel qu’on peut en trouver dans un magazine féminin, une fiche pratique sur comment laquer des poutres. Aucun intérêt. Laquer un meuble, encore, c’est compliqué. Mais alors des poutres ! c’est d’une difficulté monstrueuse. Beaucoup m’en veulent encore.

L’intérêt, c’était de les obliger à intervenir. Quand on débute en SR, surtout s’il s’agit du texte d’un camarade, on n’ose pas intervenir. On touche une virgule par ci par là (souvent à mauvais escient). On n’en fait pas beaucoup plus. Or là, le texte est si mal écrit et contient tant d’erreurs de logique qu’il faut intervenir.

Consciente de la difficulté, même si je notais leur premier essai pour leur montrer qu’ils étaient vraiment loin d’être publiables, je ne prenais jamais cette note en compte. Je faisais un corrigé détaillé pour leur expliquer tout ce qui n’allait pas. Et ils refaisaient l’exercice autant de fois que nécessaire pour obtenir la moyenne. Je corrigeais évidemment à chaque fois. Ils souffraient, mais moi aussi.

Cela dit, chaque année, quelques uns avaient d’emblée la moyenne.

Cet article, je l’avais récupéré lors d’une de mes formations. Il avait été réellement écrit pour une rédaction. J’espère qu’il n’a jamais été publié en l’état. Autant que je me souvienne, ma prestation dessus n’avait pas été extraordinaire. Il m’est arrivé très rarement d’avoir à corriger des textes de ce niveau-là. Heureusement. Mais cela arrive.

Pour cette démonstration, je publie ici ce texte. J’y ajoute les éléments de corrections où j’ai noté tout ce qui ne fonctionne pas en expliquant pourquoi. Enfin, je publie mes échange avec l’IA à qui j’ai soumis le texte original.
Et enfin, je donne ma version. C’est parti !

 

1. Le texte.

Trouver un titre
Faire un chapeau d’environ 250 signes
Faire le SR (réécrire, organiser, suivre la logique).

Au delà de leur simple vocation de structurer et habiller une pièce, voire souligner un plafond, les poutres débordent désormais de leur champs d’application décorative traditionnel. La fameuse et prosaïque poutre en bois brut a bel et bien opéré son aggiornamento, de telle sorte qu’il est possible de décorer et personnaliser ses poutres à l’envi. Le laquage des poutres permet ainsi d’égayer le bois, de le mettre en valeur en le réhaussant de jolies teintes et surtout d’agrandir les volumes d’une pièce. Une solution que l’on peut moduler en fonction de l’aspect souhaité qui redonne éclat et gaieté à une pièce et qui autorise de pouvoir jouer avec les différents tons et nuances de la laque pour modifier la perception des proportions d’une pièce (des poutres claires feront paraître la pièce plus haute alors que des poutres plus sombres donneront l’impression qu’elle est plus petite,.

La préparation du support

Sachant que la brillance de la laque a tendance à accentuer les défaut du support, il est indispensable de bien préparer ce dernier, avant toute application de traitement, en éliminant les clous, échardes ou toute autres aspérités. Votre bois doit être ainsi propre, nu et sec. Badigeonner au rouleau une sous-couche d’impression qui améliore la fixation du support. Si besoin est, boucher et consolider les fentes à la pâte résineuse (Véraline, Liberon, Tinxirol, Toupret, Starwax…).Si votre bois est peint, vernis ou ciré, vous devez retrouver votre bois brut pour que le produit de finition accroche bien au support. Vous pouvez poncer votre bois et procéder à un décapage préalable avec un décapant (Veraline, V33, Liberon, Durieu…). Par contre, si le bois est brut, un simple égrenage au papier de verre fin et un dépoussiérage suffisent.

Le traitement

Après une phase de préparation du support, il est fortement conseillé de traiter les poutres contre les insectes qui constitue la menace principale en intérieur. Pour des poutres trés attaquées, il incombe de recourir à un traitement d’attaque efficace (Xylophène, Xylamon meubles, V33,…) qui autorise une prévention curative efficiente contre tous les insectes et qui agit en profondeur contre la formation de moisissures. Quant aux poutres plus saines, il convient d’utiliser simplement un traitement d’intérieur (V33, …). Avec ce type de produit à l’eau, sans odeur, on traite et protège le bois contre tout risque de contamination intérieure. Ensuite, appliquez selon l’état de santé du bois, un durcisseur de bois vermoulus qui stoppe l’effritement et restaure sa solidité (Liberon, …). Enfin, poncer au papier de verre et dépoussiérer puis recouvrir d’une couche d’enduit à laquer liquide. Grâce à sa consistance, cet enduit liquide lisse parfaitement le support avant l’application de la laque, facilitant le travail lorsque se présentent des irrégularités (le fini très tendu de ce type de produit limite souvent les opérations de ponçage sur les surfaces accidentées). Après cette opération, reponcer à nouveau au papier de verre ultrafin.

Application du produit

Les préparations sont prêtes à l’emploi. Il suffit de remuer la laque pour une bonne uniformité de la teinte. Appliquer alors une couche de laque diluée à 30 %. Egrener à la spatule puis rouler une couche d’enduit à laquer. Poncer à la laine d’acier , rincer à l’éponge humide et essuyer à l’aide d’un chiffon sec. Appliquer alors la laque (Tollens, Starwax Peinture, Keria …) pure au rouleau laqueur avec un égrenage à la laine d’acier et un rinçage entre chaque couche jusqu’à l’obtention d’une surface parfaitement glacée. On estime que, pour une surface quasi neuve, il incombe de laquer une poutre au minimum sept fois en opérant un ponçage entre chaque couche.

Petit encadré

Le rouleau laqueur velours permet d’obtenir d’excellentes finitions. A condition de bien diluer la peinture, ce système autorise un bon tendu. Avec, en filigrane, la volonté de ne pas s’évertuer à vouloir reconstituer les arêtes linéaires. Il est recommandé de lisser simplement les mouvements du veinage du bois.

2. Les corrections

Première chose, on parle pas le LA poutre, mais DES poutres. C’est rare qu’il n’y en ait qu’une seule. Et en tout état de cause, s’il n’y en a qu’une, la couleur de celle-ci ne pourra pas donner d’impression sur la taille de la pièce. C’est parce qu’il y en a plusieurs qu’on peut s’en servir pour donner une personnalité à une pièce.

Au début de la correction, je présentais alors une série d’image pour illustrer de quoi il était question.

Je passe ici les corrigés sur les titres et les chapeaux proposés. Mais j’ai parfois bien ri. Une année, comme j’avais précisé qu’il s’agissait d’un article pour un magazine féminin, certains garçons s’étaient lancés dans des titres du genre : Madame, laquez vos poutres comme vos ongles… 

J’expliquais cependant qu’il fallait qu’en lisant le titre et le chapeau, le lecteur sache de quoi l’article allait parler. Précisément. Elle ne portait pas sur la rénovation des poutres. Certaines poutres pouvaient être abîmées, mais d’autres étaient en bon état et ne nécessitaient pas d’être rénovées. Il ne s’agissaient pas de poutres mal entretenues, il s’agissait juste de poutres apparentes dont on s’était lassé. Il s’agissait de déco, pas de gros œuvre. Le but de l’article était de donner un nouveau look. Ce n’est pas une fiche déco sur la façon de réparer ses poutres.

Eventuellement, le mot laquage pouvait ne pas figurer pas dans le titre. Mais il devait alors obligatoirement figurer dès le début du chapeau. Et celui-ci devait être explicatif, éclairer le titre. Quand le mot ne figurait dans aucun des deux c’est que le SR n’avait pas clairement identifié le sujet de l’article. Et cela pouvait être un problème.

Surtout, je mettais en garde sur la tendance à vouloir vendre à tout prix le bricolage aux lectrices en leur faisant croire que c’était facile… Déjà c’est un travail qui se fait au plafond. Donc pénible. Il faut décaper, nettoyer, poncer, passer des couches d’apprêt, laquer sept fois avec ponçage, nettoyage, etc. Ça n’a rien de facile. Au contraire, c’est dur, compliqué, c’est même une folie de le faire. Il ne faut pas vendre à la lectrice quelque chose qui n’existe pas. Ou les prendre pour ma sorcière bien aimée…

Pour faire un titre et un chapeau, il faut donner le message essentiel de l’article. Alors on peut faire quelque chose de tout simple pour une fiche pratique. Laquage des poutres mode d’emploi. C’est basique, mais au moins on ne risque pas de se tromper. On peut évidemment faire mieux. Mais ça marche.

2.1 La première phrase

« Au delà de leur simple vocation de structurer et habiller une pièce, voire souligner un plafond, les poutres débordent désormais de leur champs d’application décorative traditionnel. »

Au-delà de son champ d’application traditionnel ne veut rien dire. C’est du verbiage. Les poutres n’ont pas de champ d’application. Elles ne débordent pas non plus. Et leur vocation, si on peut parler de vocation pour une poutre, est de porter un plafond ou une charpente. Pas de structurer une pièce ni de l’habiller. D’ailleurs qu’est-ce que veut dire : une poutre habille une pièce ? Et souligne un plafond ? « Oh ! tu as mis des poutres ? Oui, je voulais souligner mon plafond… »

Et qu’est ce que cela veut dire les poutres débordent de leur champs d’application traditionnel, que j’ai souvent retrouvé quasi tel quel dans les copies.

Le texte se veut « déco branchouille » et aligne un nombre incroyable de phrases creuses qui n’ont aucun sens.

Il ne faut pas tomber dans le panneau d’essayer de réécrire. Ce qui est malheureusement, souvent le cas. Et ça a été le mien la toute première fois où je me suis confronté à ce texte. C’est normal, mais quand on se relit à froid et on se rend compte que ça ne fonctionne pas.

Corriger cette phrase c’est souvent s’enfoncer dans un verbiage qui confine parfois au ridicule. Il faut changer le texte. L’important est d’expliquer que les poutres peuvent être considérées comme des éléments décoratifs à part entière. Mais ce n’est pas nouveau (idée induite par le mot « désormais » dans le texte). C’est même très ancien.

Il faut oser prendre des passages de texte et les mettre à la poubelle. Toute cette partie est simplement à jeter. Tout le monde sait à quoi servent les poutres (quoi que…). Nous sommes dans une fiche bricolage-déco. Pas dans une fiche BTP ou d’architecture où on expliquerait à quoi servent les différents éléments de la maison.

Mieux vaut insister sur la volonté de changer l’ambiance de la pièce, avec quelque chose de différent : si les poutres en bois brut confèrent de l’authenticité à votre intérieur, question déco, peut mieux faire…

2.2 la deuxième phrase

« La fameuse et prosaïque poutre en bois brut a bel et bien opéré son aggiornamento, de telle sorte qu’il est possible de décorer et personnaliser ses poutres à l’envi. »

Phrase trop longue avec un petit accident au milieu

Fameuse. Pourquoi fameuse (ou célèbre) ? En quoi sont-elles fameuses ces poutres ? Si elles avaient été créées par un artisan lui-même célèbre, je comprendrais… Les fameux meubles de Gaudi, les célèbres violons de Stradivarius, les fameux macarons de Ladurée… Oui. Ce n’est pas parce qu’elles sont courantes qu’elles sont fameuses ni célèbres.

Prosaïque : Qui est banal, commun, bassement matériel ou vulgaire… C’est tout les poutres ça… Alors fameuse ou prosaïque, il faudrait savoir… C’est plutôt ridicule. D’autant que les poutres en bois brut ont longtemps été signe d’une maison au contraire très élégante. Notamment dans les appartements.

Il ne fallait donc pas laisser ni la « fameuse » ni la « prosaïque », ça ne veut rien dire. Et bien sûr éliminer l’«aggiornamiento ». D’abord parce que personne ne comprend ce que cela veut dire. Ensuite parce que c’est ridicule au niveau du sens.
Les poutres ne font pas la révolution (et ça vaut pour ceux qui ont été chercher ce mot dans le dictionnaire et l’on traduit). Elles ne se retournent pas non plus.
Laquer ses poutres n’est pas en soi une révolution…

Enfin, attention à l’expression « à l’envi ». Elle s’écrit bien comme cela. Mais elle est impropre. Cela veut dire : En rivalisant, avec émulation, à qui mieux mieux. La rage et l’amour le déchiraient à l’envi. (j’avoue que c’est un étudiant qui m’a corrigé cette faute). Il ne faut pas se contenter d’ajouter un « e », ce qui ajoute juste une faute. Il faut légèrement modifier la phrase « personnaliser les poutres selon vos envies ».

2.3 Troisième phrase

« Le laquage des poutres permet ainsi d’égayer le bois, de le mettre en valeur en le rehaussant de jolies teintes (…) »

Autant de pièges que de mots. Là, c’est la logique qui doit parler.

Si on regarde la photo des poutres laquées, on voit évidemment que laquage masque le bois. Il ne peut donc ni l’embellir ni le mettre en valeur ni l’égayer. Il faut visualiser. On peut contourner l’écueil en parlant d’égayer la pièce.

Attention également au terme rehausser qui en déco a une signification particulière « Augmenter la beauté, la richesse ou l’éclat d’un tissu, d’un meuble, etc. par l’adjonction de matières précieuses ou brillantes. » Alors on pourrait dire que la laque est une matière brillante, mais en fait il ne s’agit pas de recouvrir, mais d’ajouter à certains endroits. Donc, dans un article de la rubrique décoration, il faut éviter.

« et surtout d’agrandir les volumes d’une pièce. Une solution que l’on peut moduler en fonction de l’aspect souhaité qui redonne éclat et gaieté à une pièce et qui autorise de pouvoir jouer avec les différents tons et nuances de la laque pour modifier la perception des proportions d’une pièce (des poutres claires feront paraître la pièce plus haute alors que des poutres plus sombres donneront l’impression qu’elle est plus petite. »

J’en viens à une tournure de phrase dont on a du mal à se dépêtrer. Celle sur la couleur qui joue sur les impressions. C’est une phrase impossible, trop longue, elle s’emmêle les pinceaux dans ses propres circonvolutions. Totalement improbable.

Agrandir les volumes d’une pièces… Si seulement c’était aussi simple.

Le problème, c’est que la même chose est dite deux fois. Comme la deuxième fois, il est précisé que cela touche l’impression, on pense avoir compris et on laisse le premier passage. Or agrandir les volumes d’une pièce, ça reste agrandir une pièce.

Evidemment ni la pièce ni son volume ne seront ni plus petit ni plus grand une fois qu’on aura laqué les poutres, quelle que soit la couleur utilisée. Le plus simple, c’est encore d’enlever la première partie. D’autant que l’effet produit n’a rien à voir avec la laque. On obtient le même quel que soit le matériau utilisé. C’est la couleur qui produit l’effet. Ce que d’ailleurs le texte dit quand il parle de poutres claires ou du poutres foncées.

Autre problème, c’est le coup de jouer sur les tons et les nuances. Ce n’est pas très clair. Ce que veut dire l’auteur, c’est que, en choisissant la bonne couleur ou le bon ton, on peut varier la perception qu’on a de la hauteur d’une pièce. Mais jouer sur les tons et les couleurs est impropre parce que cela voudrait dire qu’on utilise plusieurs couleurs. Ou qu’on peut repeindre quand l’envie nous prend de jouer sur les tons…

Il faut plutôt aller sur le terrain de : « Choisissez la couleur de la laque en fonction de l’effet que vous souhaitez obtenir… »

Il y a aussi beaucoup de répétitions. Les mots poutre, bois, laque apparaissent beaucoup trop souvent dans ce texte. La mauvaise idée serait de chercher des synonymes. Le plus simple est de supprimer le terme qui se répète, parce que tant qu’on ne parle pas d’autre chose, il y a peu de risque que le lecteur ne comprenne pas.

Exemple : « des poutres claires feront paraître la pièce plus haute alors que, des poutres plus sombres donneront l’impression d’une pièce plus petite. »

Il suffit de supprimer le deuxième poutre : « Des poutres claires feront paraître la pièce plus haute alors que, sombres, elles donneront l’impression qu’elle est plus petite. » Ou mieux : « Des poutres claires donneront l’impression que la pièce est plus haute alors que sombres, elles feront paraître le plafond plus bas. »

L’introduction n’était vraiment pas une partie de plaisir. La partie technique est plus simple mais avec également beaucoup d’écueils, d’un autre ordre. Ce n’est pas parce que c’est du bricolage de haut vol qu’il faut déclarer forfait et ne pas faire preuve de simple logique. Il y a des choses simples à comprendre.

Il y avait des problèmes d’étapes. Certaines manquent. D’autres sont mal placée. Il ne faut rien raccourcir, bien au contraire. Quand on fait une fiche pratique, surtout pour un bricolage très difficile, il faut être le plus précis possible. Et logique

2.4 La préparation

On commence, comme le texte le suggère, par nettoyer. Car aucune des étapes suivantes n’est efficace si le bois n’est pas nettoyé.

On enlève les clous, les échardes et toutes les aspérités et pas toute autre et encore moins toutes autres. Parce que sinon on dit que les clous et les échardes sont des aspérités. Attention au sens de « autre ». Attention à cette construction.
Pommes, poires, mandarines et autres fruits. OK
Mais pas Pommes poires et autres mandarines…

Dans les énumérations, à l’écrit, soit on met l’article partout, soit on ne le met nulle part.
Donc soit les clous, les échardes et les aspérités. Soit clous, échardes et aspérités.
Cela dit, enlever des aspérités, c’est compliqué, mais on peut les gommer.

Donc on enlève tout ceci et seulement ensuite on décape si nécessaire. Parce que si vous décapez et poncez alors qu’il reste des clous, vous allez avoir des problèmes.

Les trois actions suivantes ne sont pas à leur place
Si la poutre est peinte, vernie ou cirée, on la décape et on la ponce. Et pas en sens inverse. On met toujours les opérations dans l’ordre de leur déroulement. Quand on lit un mode d’emploi il est d’usage d’en suivre les étapes les unes après les autres. Si je commence à poncer et que je me rends compte qu’avant de poncer, il faut un décapage préalable, ça va m’énerver. Donc on décape, on ponce pour les finitions.

Et seulement après on rebouche les trous. Ça ne sert à rien de le faire avant. D’abord, parce qu’en décapant, vous pouvez détruire le travail précédemment effectué, ensuite parce qu’en décapant le bois, vous pouvez créer des trous.

On n’applique pas de sous-couche d’impression avant de traiter le bois. La sous-couche d’impression, c’est une couche de peinture ou autre chose (il y a des produits dont c’est la seule fonction) qu’on passe à perte parce que le bois va la boire. Mais qui permettra que les couches suivantes, elles, puissent se fixer sans être bues.

Si vous passez la sous-couche d’impression, le traitement ne pourra pas pénétrer le bois. Donc il ne sert à rien.

On en arrive à la phrase sur le bois déjà brut, sans problème

Et c’est à la fin de cette étape qu’on peut écrire : « à la fin votre bois doit être propre, nu et sec ». C’est ce qu’il doit effectivement être à la fin de cette étape.

Dès le début du texte (et même dès l’introduction), pour les papiers pratiques, il faut choisir la façon dont on s’adresse à la lectrice. Soit on dit « vous » et on utilise systématiquement du vouvoiement. Soit on emploie l’infinitif, mais il faut le tenir tout le long et cela peut alourdir le papier. On est obligé d’ajouter régulièrement : il faut, il est nécessaire de…

Ce genre de formulation est jouable pour une recette car on la présente sans faire vraiment de phrases. Mais sur un papier bricolage ou déco, un papier de conseil en général, c’est vite fastidieux. Surtout si vous employez des mots lourdingues et mal utilisés tels que : il incombe de. Ce terme est à réserver quand on parle d’une charge, d’une responsabilité ou d’une obligation : les responsabilités qui m’incombent. Mais pour l’enduit à laquer, c’est too much.

Tout dépend bien sur du journal, mais souvent, on préfère s’adresser directement au lecteur avec le « vous » du vouvoiement (pas un pluriel). Ce qui lui permettra de se sentir concerné.

Quoi qu’on choisisse, on ne mélange pas les deux formules comme le fait ce texte.

Il faut faire des paragraphes… Et éviter des liaisons qui ne servent à rien. Nous sommes dans une fiche pratique encore une fois. On change de paragraphe à chaque fois qu’on change d’action et comme on les énonce dans l’ordre, les liaisons du genre : ensuite, après avoir fini, faites ça… alourdissent inutilement et noient l’info pratique. On les enlève.

On ne met pas deux actions dans une même phrase.

2.5 Le traitement

Là encore un peu de logique s’impose.

Après avoir présenté la nécessité d’une telle opération, on commence par les poutres abîmées (avec un accent circonflexe). Et pas juste les poutres très abîmées parce qu’il faut traiter dès qu’on a un seul insecte. Ces bestioles se multiplient vitesse grand V. Si on en laisse quelques-unes, deux ans après, on est sûr d’avoir à refaire tout le laquage. Vu la corvée, on va éviter.

– Après ce passage, on propose le durcisseur, car le bois vermoulu le sera s’il a été attaqué (moulu par les vers). C’est nettement moins utile pour les poutres saines. Inutile de laisser cette phrase où elle est, inutile et moins précis. Puisque la vermoulure est la sciure laissée par les insectes quand ils ont mangé le bois.

– On finit par les poutres saines.

On n’oublie aucune information : le nom des marques, la consistance des produits, leur côté inodore, etc.

La première couche d’enduit se situe dans ce paragraphe. Or elle ne fait pas partie du traitement. Ce n’est pas un soin, mais une étape du travail de laquage. Et en plus, il y a la sous-couche d’impression à placer. Je crée donc un chapitre supplémentaire que je vais appeler

2.6 Derniers préparatifs

La sous-couche d’impression est là pour être bue par le bois et aider à fixer ce qui vient ensuite. Si on la passe après l’enduit, elle ne sert à rien.

Je commence donc par la sous-couche d’impression. Et une fois la sous-couche sèche, je passe l’enduit qui va lisser le bois. Et une fois l’enduit sec, je ponce et je nettoie.

On n’omet pas de dire pourquoi il est nécessaire de faire tout ceci. On n’enlève jamais toutes ces explications. Beaucoup de femmes sont bricoleuses. Ce sont elles les meilleures clientes des magasins comme Casto et Leroy Merlin. On fabrique même maintenant des outils pour elles. Et une femme qui bricole aime comprendre ce qu’elle fait et pourquoi elle le fait. Si elle n’en voit pas l’intérêt, elle ne le fera pas. Ce n’est pas un mouton à brushing.

On peut ajouter dans cette partie la première couche de laque diluée et la seconde couche d’enduit. Ce sont autant de couches d’apprêt. On peut aussi les laisser dans la partie de la laque.

2.7 le laquage

Le terme « préparation » désigne ici tout simplement la laque.

Il manque cruellement un élément dans ce passage (et dans le précédent d’ailleurs) : le temps de séchage entre chaque couche. C’est une notion importante, parce qu’évidemment, les laques ne sèchent pas en cinq minutes. Il faut de nombreuses heures. Et on ne peut pas poncer, rincer, ni essuyer tant qu’une couche n’est pas parfaitement sèche, sans laisser des marques, faire des trous, etc.

On peut inciter la lectrice à vérifier le temps de séchage sur la notice d’emballage. Mais en général, c’est entre 12 et 24 heures suivant les produits. C’est important de le signaler avant qu’elle s’y mettre quand même. La lectrice doit se rende compte que c’est un travail non seulement minutieux mais encore long et fastidieux. Qui devra se faire sur plusieurs jours.

Du coup, les répétitions d’étapes, aussi fastidieuses qu’elles paraissent, jouent parfaitement leur rôle. On ne vire pas des étapes voire on en ajoute pour éclairer.

Donc, pour résumer
– Sous couche d’impression – séchage
– Enduit à laquer liquide – séchage
– On ponce, on nettoie, on essuie
– Première couche de laque diluée à 30 %. Avec de l’eau on dit certains, du White Spirit. En fait, ça dépend. Renvoyer la lectrice à la notice de la laque – séchage
– On ponce on nettoie on essuie – séchage
– Nouvelle couche d’enduit – séchage
– On ponce on nettoie on essuie 
– Deuxième couche de laque, pure cette fois – séchage
– On ponce on nettoie on essuie – séchage
– On répète jusqu’à sept couches – séchage et nettoyage entre chaque.

Le papier parle de sept couches. Je laisse sept couches. Même si sur Internet on trouve que deux couches suffisent. Mais s’agit-il vraiment de laque dans ce cas ? L’ambiguïté vient du fait que les peintures sont classées en plusieurs catégories : mat, satiné, laque, qui dans ce cas veut dire brillant en opposition à mat. Mais ce n’est pas de la laque comme celle qui est utilisée ici.

J’en profite pour préciser que la laque n’a rien à voir avec le vernis. Parler de vernis à la place de la laque est un contresens. Le vernis est une couche transparente que l’on passe sur le bois pour le protéger, ou sur une couche de peinture pour la protéger. C’est transparent et non pas translucide.

Ce qui n’est pas du tout le cas de la laque qui est épaisse, opaque.

Enfin, le petit encadré.
Il explique que le rouleau laqueur est une merveille à condition de bien diluer la laque. Or l’article explique que les laques sont maintenant prêtes à l’emploi et qu’on les passe pures, sauf la première couche. Ça, c’est typique d’un bug de rédactrice qui recycle un vieux papier. Elle met à jour le papier principal avec la nouveauté – les laques prêtes à l’emploi – et elle oublie l’encadré.

Le veinage est une info qui indique juste qu’il faut le suivre pour appliquer la laque. Pas qu’il doit être vu, bien sûr.

3. Et alors l’IA ?

J’ai passé le texte original sur Gemini, chatgpt et perplexity, pour à peu près le même résultat dans un premier temps. Mais les développements sont, eux, différents et dans un des cas, peuvent s’avérer très utiles.
Je vous montre

1er prompt

Il faudrait rendre le texte qui suit sans faute, sans erreur, en corrigeant les fautes et les problèmes de logique dans les étapes.

Bon, le prompt n’est pas terrible. Le résultat non plus. Voici celui de ChatGpt

« Au-delà de leur simple vocation de structurer et d’habiller une pièce, voire de souligner un plafond, les poutres débordent désormais de leur champ d’application décorative traditionnel. La fameuse et prosaïque poutre en bois brut a bel et bien opéré son aggiornamento, de sorte qu’il est possible de décorer et de personnaliser ses poutres à l’envi. Le laquage des poutres permet ainsi d’égayer le bois, de le mettre en valeur en le rehaussant de jolies teintes, et surtout d’agrandir les volumes d’une pièce. Cette solution peut être modulée en fonction de l’aspect souhaité, redonnant éclat et gaieté à une pièce, et permettant de jouer avec les différents tons et nuances de la laque pour modifier la perception des proportions d’une pièce. En effet, des poutres claires feront paraître la pièce plus haute, tandis que des poutres plus sombres donneront l’impression qu’elle est plus petite. »

Une formulation plus claire de la fin du paragraphe. Mais pour le reste, c’est pas terrible. Dans la partie pratique, les erreurs de logique étaient restées.

Du coup, j’ai posé des questions complémentaires

Première question

Que veut dire : Au-delà de leur simple vocation de structurer et d’habiller une pièce, voire de souligner un plafond, les poutres débordent désormais de leur champ d’application décorative traditionnel.

Réponse :

Cette phrase signifie que les poutres, qui étaient initialement utilisées principalement pour soutenir et décorer une pièce ou mettre en valeur un plafond, ont évolué. Elles ne se limitent plus à leur fonction décorative traditionnelle ; elles peuvent désormais être utilisées de manière plus variée et créative dans le design intérieur. En d’autres termes, leur rôle dans la décoration s’est élargi, permettant plus d’options pour personnaliser et embellir un espace.

La fin est intéressant pour une réécriture. Cela montre qu’on peut garder cette idée, mais en la formulant mieux. Cela ne parle plus de champ d’application traditionnel ni de déborder. Les poutres ne se limitent plus à leur fonction décorative traditionnelle. Cela implique que c’est une tradition. On peut encore améliorer, mais il y a une base

Deuxième question

La laque peut-elle égayer le bois si elle le recouvre

Réponse :

Oui, la laque peut effectivement égayer le bois en lui apportant de nouvelles teintes. Lorsqu’elle est appliquée, la laque crée une finition lisse et brillante qui peut mettre en valeur les grains et les textures du bois. Cela donne un aspect plus vivant et dynamique, tout en offrant une protection supplémentaire. Cependant, il est important de choisir une couleur et un type de laque qui conviennent au style souhaité, car une application trop opaque pourrait cacher la beauté naturelle du bois.

Bon ça c’est un peu n’importe quoi. Du coup, troisième question

La laque qui masque le bois peut-elle l’égayer ?

Réponse :

Vous avez raison. Une laque opaque, en masquant le bois, ne met pas en valeur le matériau lui-même, mais elle peut effectivement égayer le support sur lequel elle est appliquée. Dans ce cas, c’est le support (mur, meuble, etc.) qui bénéficie d’un aspect plus vivant et coloré grâce à la laque. L’effet est alors davantage sur l’environnement que sur le bois en tant que tel. Merci pour cette précision !

De rien… SR 1 Chagpt 0

Deuxième tentative, Perplexity, mais j’ai légèrement modifié le prompt

Le prompt

Il faudrait reprendre le texte qui suit en insistant sur les qualités de décoration de l’opération et en corrigeant les fautes, les erreurs et les problèmes de logique dans les étapes

Réponse

Les poutres, bien plus qu’un simple élément structurel, sont devenues de véritables atouts décoratifs dans nos intérieurs. Elles ne se contentent plus de soutenir plafonds et charpentes, mais s’affirment comme des éléments de design à part entière. La traditionnelle poutre en bois brut a connu une véritable métamorphose, offrant désormais un vaste champ de possibilités pour personnaliser et embellir nos espaces de vie. Le laquage des poutres s’impose comme une technique de choix pour sublimer le bois et transformer radicalement l’ambiance d’une pièce. Cette méthode permet non seulement de raviver l’éclat du bois, mais aussi de jouer avec les volumes et la perception de l’espace

Le rendu est à peu près le même que pour chatgpt. Un peu différent. Plus déco effectivement, mais pas plus satisfaisant. Donc, là encore, j’ai demandé des précisions.

Comment la laque qui masque le bois peut-elle le sublimer?

Réponse (attention, Perplexity est bavard)

– Bien que la laque masque effectivement le grain naturel du bois, elle peut sublimer les poutres et autres éléments en bois de plusieurs façons :

  • Finition élégante et sophistiquée : La laque offre une surface lisse et brillante qui apporte une touche de raffinement et de modernité à l’espace
  • Son aspect presque miroir crée un effet visuel saisissant qui peut transformer radicalement l’apparence des poutres.
  • Mise en valeur des formes : En masquant les irrégularités du bois, la laque met en évidence la structure et les lignes des poutres, soulignant ainsi leur forme architecturale
  • Jeu sur les volumes : La brillance de la laque permet de jouer avec la perception des volumes dans une pièce. Des poutres laquées en clair peuvent donner l’impression d’un plafond plus haut, tandis que des teintes plus sombres créeront une atmosphère plus intime.
  • Protection durable : La laque forme une couche protectrice qui rend le bois plus résistant aux éraflures, aux taches et à l’humidité, prolongeant ainsi la durée de vie des poutres tout en facilitant leur entretien.
  • Personnalisation : La laque permet d’obtenir une large gamme de couleurs, offrant ainsi la possibilité de personnaliser l’espace selon ses goûts et le style de décoration souhaité
  • Accentuation des détails : Pour les poutres sculptées ou moulurées, la brillance de la laque peut accentuer les détails et ajouter de la profondeur visuelle

En somme, bien que la laque masque la texture naturelle du bois, elle offre de nouvelles possibilités esthétiques et pratiques pour sublimer les poutres et les intégrer harmonieusement dans un décor contemporain ou classique.

Question

Elle sublime donc le support lui-même. Pas le bois qui est dessous

Réponse

Vous avez tout à fait raison. La laque sublime le support en tant qu’élément décoratif, plutôt que le bois brut lui-même. Voici comment elle agit spécifiquement sur le support :
Sublimation du Support par la Laque
1. Esthétique Raffinée
La laque crée une finition lisse et brillante qui rehausse l’apparence du support, lui conférant une allure moderne et élégante. Cette brillance attire l’œil et peut transformer un élément structurel en pièce maîtresse décorative.
2. Uniformité Visuelle
En masquant les imperfections et les irrégularités du bois, la laque offre une surface uniforme et homogène. Cela permet d’obtenir un rendu visuel plus cohérent dans l’ensemble de l’espace.
3. Couleurs Vibrantes
La laque permet d’appliquer des couleurs riches et saturées qui peuvent dynamiser un intérieur. Cela donne au support une personnalité distincte et peut s’harmoniser avec le reste de la décoration.
4. Profondeur et Dimension
La brillance de la laque crée des reflets qui ajoutent de la profondeur au support, lui donnant une dimension visuelle qui peut enrichir l’esthétique globale de la pièce.
5. Protection et Durabilité
En plus de son aspect décoratif, la laque protège le support contre les dommages physiques et environnementaux, garantissant ainsi qu’il conserve son apparence élégante au fil du temps.
6. Intégration dans le Décor
La laque permet d’intégrer harmonieusement le support dans divers styles de décoration, qu’ils soient contemporains, classiques ou rustiques, en adaptant les couleurs et les finitions. En résumé, la laque sublime le support lui-même en lui conférant une esthétique soignée, une uniformité visuelle, des couleurs vibrantes et une protection durable, tout en jouant un rôle clé dans l’harmonie générale de l’espace.

Question

Pour une pièce, quel serait l’intérêt du point de vue décoratif de laquer des poutres ?

Réponse

Du point de vue décoratif, laquer des poutres dans une pièce présente plusieurs avantages intéressants :

  • Modernisation de l’espace
    Le laquage des poutres permet de transformer radicalement l’apparence d’une pièce, en apportant une touche contemporaine à un élément traditionnellement rustique. Cette technique peut ainsi moderniser un intérieur tout en conservant ses éléments architecturaux caractéristiques.
  • Jeu sur les volumes et la luminosité
    La finition brillante de la laque crée un effet presque miroir qui peut influencer la perception de l’espace
    Des poutres laquées en clair peuvent donner l’illusion d’un plafond plus haut, agrandissant visuellement la pièce.
    La surface réfléchissante augmente la luminosité de l’espace en diffusant davantage la lumière.
  • Accentuation des détails architecturaux
    La brillance de la laque met en valeur la structure et les lignes des poutres, soulignant ainsi leur forme architecturale
    Elle peut accentuer les détails sculptés ou moulurés, ajoutant de la profondeur et de l’intérêt visuel à l’ensemble.
  • Personnalisation et harmonie
    Le laquage offre une large gamme de couleurs, permettant de :
    Personnaliser l’espace selon ses goûts et le style de décoration souhaité.
    Créer une harmonie visuelle en coordonnant la couleur des poutres avec d’autres éléments du décor.
  • Élégance et sophistication
    La finition lisse et brillante de la laque apporte une touche d’élégance et de sophistication à la pièce
    Elle peut transformer des poutres ordinaires en éléments décoratifs raffinés, devenant ainsi de véritables pièces maîtresses du design intérieur.
  • Contraste et point focal
    Les poutres laquées peuvent créer un contraste saisissant avec d’autres textures de la pièce (murs mats, tissus, etc.), devenant ainsi un point focal attrayant qui attire le regard et ajoute de l’intérêt visuel à l’espace. En conclusion, le laquage des poutres offre une opportunité unique de transformer un élément structurel en un atout décoratif majeur, permettant de jouer sur les volumes, la lumière et le style global de la pièce tout en préservant son caractère architectural.

Là, le résultat devient vraiment intéressant pour réécrire l’introduction. Cela dit, si je n’avais pas posé les questions préalables et donné le texte original, je ne serais pas arrivée à ce résultat.

Dernière question, parce que ces problèmes d’étapes mal placées me turlupinaient,

A quelle étape est-il le plus intéressant de passer une sous-couche d’impression quand on laque les poutres

Réponse

D’après les informations fournies et les meilleures pratiques en peinture, la sous-couche d’impression est la plus intéressante à appliquer après l’étape de préparation du support et avant l’application de la laque elle-même.

Ce qui déjà est plus correct que pour la première version.

En définitive, pour le moment, l’IA ne peut remplacer la précision d’un SR humain (mais pour des publications qui ne recherchent pas la qualité, ça peut suffire). Par contre, il peut être très utile pour chercher des compléments d’informations et des idées qui permettent de réécrire un papier.

4. Ma version

(rédigée sans avoir consulté l’IA)

Des poutres bien glacées

La laque est un produit difficile mais qui donne des résultats intéressants en décoration. Nous vous proposons de l’utiliser pour moderniser vos poutres.

Vous avez une jolie pièce – salon, salle à manger ou même chambre – avec de belles poutres apparentes. Mais le ton brun du bois l’assombrit et elle manque de couleur. Plutôt que de repeindre les murs, pourquoi ne pas vous attaquer aux poutres elles-mêmes en les laquant ?

La brillance de la laque ajoutera un aspect résolument moderne. Suivant la teinte choisie, vous pourrez égayer votre salle, voire changer la perception de ses proportions. Une couleur claire fera paraître la pièce plus haute ; sombre, elle donnera au contraire une impression d’intimité et de chaleur.

L’exercice est long et difficile. Mais avec de la rigueur et de l’application, vous pouvez parvenir à un résultat hors normes

1. Préparation

La toute première chose à faire est de bien préparer le support. En effet, la brillance de la laque tend à accentuer les défauts.

Eliminez donc sans pitié clous et échardes puis gommez les aspérités.

Si les poutres sont peintes, vernies ou cirées, procédez à leur décapage (utilisez Veraline, V33, Liberon, Durieu…). Puis poncez-les pour la finition.

En revanche, si le bois est brut, un simple égrenage au papier de verre fin et un dépoussiérage suffiront.

Si besoin, bouchez et consolidez les fentes à l’aide d’une pâte résineuse (Véraline, Liberon, Tinxirol, Toupret, Starwax…).

Le support doit être rendu aussi propre, nu et sec que possible.

2. Le traitement

Les poutres sont nettoyées, récurées, en un mot prêtes pour le laquage. Il est fortement conseillé de les traiter contre les insectes qui ne mettront guère de temps, sinon, à ruiner votre travail.

Si le bois est déjà infesté, administrez-lui un traitement d’attaque (Xylophène, Xylamon meubles, V33,…) qui le débarrassera des petites bêtes. Il agira également en prévention contre leur retour et contre la formation de moisissures. Puis appliquez un durcisseur de bois vermoulu pour stopper l’effritement et restaurer la structure (Liberon).

Pour les poutres saines, contentez-vous d’un traitement à l’eau, type V33, qui les protégera de tout risque de contamination ultérieure. La plupart sont sans odeur.

3. Les sous-couches


Il faut maintenant préparer les poutres pour l’étape finale. Badigeonnez au rouleau une sous-couche d’impression qui améliorera la fixation de la laque en saturant le bois.

Laissez sécher puis poncez au papier de verre et dépoussiérez.

Roulez une couche d’enduit à laquer liquide. Ce dernier, grâce à sa consistance, lisse parfaitement le support et facilite l’application de la laque, notamment quand se présentent des irrégularités. Il est en effet recommandé de limiter les opérations de ponçage sur une objet une fois laqué sous peine de détruire son travail. Autant anticiper. Une fois l’enduit sec, poncez au papier de verre ultrafin.

4. Le laquage

Les laques (Tollens, Starwax Peinture, Keria…) sont, en général, prêtes à l’emploi. Pour obtenir une bonne uniformité de la teinte, vous n’aurez qu’à bien les remuer.

Appliquez une première couche diluée à 30 %, laissez sécher et égrenez à la spatule.

Passez une nouvelle couche d’enduit à laquer, laissez sécher.

Poncez à la laine d’acier, rincez à l’éponge humide et essuyez à l’aide d’un chiffon sec.

Appliquez alors la laque pure au rouleau velours en l’étirant bien. Laissez sécher.

Egrenez à la laine d’acier. Rincez puis essuyez avec un chiffon doux.

On estime que pour obtenir une surface parfaitement glacée, il faut répéter ces opérations encore six fois.

A savoir

– Les temps de séchage peuvent être différents d’un produit à l’autre. Vérifiez bien sur le mode d’emploi. Il en va de même pour les produits avec lesquels il faut diluer la laque.
– Le rouleau laqueur velours permet d’obtenir d’excellentes finitions car la laque se tend parfaitement, sans imperfection.
– Sur des poutres, il est inutile de s’entêter à vouloir des arêtes linéaires, c’est impossible. Mieux vaut se contenter de lisser dans le sens des veines du bois.